Présentation de la FIPE

 

Fédération

Historiquement, la première association de service actif en milieu ouvert s’appelait l’APAMO (association professionnelle d’aide en milieu ouvert) qui menait surtout des réflexions sur le plan méthodologique et pédagogique. Elle regroupait des travailleurs comme des directeurs des cinq premiers services mis en place en Communauté Française. Cependant, des difficultés concernant directement les employeurs ne trouvaient pas de lieu pour en débattre et faire avancer la cause. Des membres de celle-ci se regroupèrent et c’est ainsi qu’en 1999 la FIPE a été créée pour aborder les problèmes des employeurs tournant autour du développement du secteur et de sa pérennisation. Citons à titre d’exemple : le déficit chronique de la masse salariale, la catégorisation minimum pour la création d’un service, l’unité du secteur AMO vécu comme parcellisé au regard de ses pratiques multiples…

Quelques années plus tard le constat d’une participation tant à l’APAMO qu’à la FIPE par les mêmes personnes donna lieu à une absorption de la première par la seconde avec la création d’un pôle de réflexion, lieu d’échange et de co-construction de la méthodologie et de la pédagogie du travail en milieu ouvert. Parmi ses réalisations, on pointera l’affiche commune à tous les services de la fédération, le tour régional, les journées à thème comme celui des situations complexes…

Aujourd’hui, la FIPE regroupe 35 services.

D’un point de vue organisationnel, cela donne un conseil d’administrateur au nombre de 10 personnes qui se réunissent une fois par mois à l’exclusion des mois de juillet et août. Les membres peuvent y participer pour autant qu’ils signalent leur présence.

S’inscrire dans une fédération, c’est s’associer pour parler d’une seule voie pour participer au débat public.

 

Institution

Le secteur de l’aide à la jeunesse (AAJ) a créé plusieurs lieux de concertation et/ou de décision au fil du temps. La FIPE y est présente pour représenter les membres et promouvoir le travail effectué. Cette présence est importante dans la mesure où l’AMO est le seul secteur travaillant en dehors de tout mandat tant judiciaire qu’administratif. Il y a donc bien une spécificité dans notre action qui se traduit par des différences à plusieurs niveaux d’où la nécessité d’indépendance par rapport à d’autres fédérations défendant les autres secteurs de l’AAJ. Parmi les représentations actuellement faites, citons :

* le conseil communautaire de l’aide à la jeunesse

* le cocon

* la commission d’agrément

* …(à compléter)

Ajoutons que le choix effectué de donner un mandat de représentation à chaque membre du conseil est faite afin d’optimiser la représentativité, la sensibilité à la pluralité et la disponibilité indispensable à l’exercice d’une telle activité. Chaque membre peut contacter ses représentants pour obtenir des informations complémentaires, un soutien et des informations.

Dans un souci d’efficacité, la FIPE participe depuis maintenant plusieurs années à l’Inter fédération (IF). Cette collaboration avec nos collègues du secteur permet de faire aboutir des revendications portées par tous. Cette approche s’impose d’autant plus à l’heure actuelle que

la rigueur budgétaire devient la règle oblitérant au passage toute politique au sein de la Communauté Française, voir plus.

Le fait de s’inscrire dans la fédération n’exclut pas forcément le droit de se singulariser.

 

Prévention

Agir de manière préventive inclut de prendre en compte le contexte dans lequel se produit le problème. Il faut donc être souple, disponible pour saisir l’expression d’un mal être et pouvoir construire des questionnements, des solutions avec tous les acteurs pour rencontrer les dysfonctionnements du ou des systèmes. L’AMO parie donc sur un travail de réseau, sur les solidarités présentes et développe des potentialités auprès des personnes et des collectivités.

On s’attachera donc à rencontrer les violences structurelles souvent relayées par d’autres qui sont dites invisibles (référence à l’avis n°50 du Conseil Communautaire) telles que :

- intrafamiliales

- institutionnelles

- relationnelles

- symboliques

Il faudra pour ce faire aller bien au-delà des violences répréhensibles bien connues de tous et faisant souvent l’objet d’une stigmatisation. C’est le travail communautaire pouvant être renforcé par des actions collectives qui ont un caractère transitoire.

Ces actions de prévention sont à distinguer des effets de prévention qui portent eux plus sur une situation individuelle où un changement est opéré.

 

Educative

Les services en milieu ouvert dispensent auprès des jeunes de moins de 18 ans et de leurs familles une intervention non mandatée. Elle pourra être prolongée pour ceux qui en feront la demande jusque l’âge de 20 ans. En outre, celle-ci se fera dans le milieu de vie du jeune : sa famille, son quartier, sa ville avec les acteurs locaux. Les bénéficiaires restent donc toujours maîtres du processus en cours qui vise à renforcer, développer leur autonomie et capacité de choix.

Pour apporter cette aide éducative, toutes les techniques entrant dans ce cadre de travail pourront être mises en œuvre.

A cela s’ajoute l’interpellation en vue d’attirer l’attention d’une autorité ou autres personnes sur une problématique concernant la jeunesse.

Cette aide respecte les convictions philosophique, politique et religieuse des usagers qui doivent bénéficier d’une impartialité équivalente aux services publics.

Une attention particulière sera donc toujours portée au secret professionnel et au partage d’information avec d’autres professionnels.